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Madame,

Vous aviez une silhouette de rêve, maintenant il s’agirait de ne pas trop grossir. Mais que signifie trop grossir quand on attend un bébé ? Tâchons d’en savoir plus sur ces kilos inévitables.

Durant le premier trimestre, la prise de poids est faible au point que peu de gens s’aperçoivent de votre nouvel état. Dans certains cas, vous allez même perdre un ou deux kilos, en fonction de la fréquence de vos nausées, meilleur coupe-faim jamais mis au point.

C’est véritablement au début du deuxième trimestre que la balance va s’affoler. Les nausées disparaissent et l’appétit revient. Parallèlement, vous avez de plus en plus d’envies, grignotez beaucoup pour éviter la faim et vous convainquez peu à peu que vous mangez pour deux.

En réalité, une future maman n’a pas besoin de manger plus, mais de manger mieux. Car une prise de poids excessive peut se révéler nocive pour vous comme pour le bébé : apparition de vergetures, problèmes d’hypertension et de diabète gravidique…

A la fin du deuxième trimestre, vous devriez avoir pris environ 6 kilos dont deux pour le fœtus. Ces quatre kilos constituent les réserves dans lesquelles vous irez puiser durant l’allaitement.
Au troisième trimestre tout s’accélère avec la prise d’environ un kilo au septième mois et jusqu’à deux les deux derniers.

En sommant les kilos de graisses mis en réserve pour l’allaitement, le poids du bébé et de ses enveloppes (5,8 kilos en moyenne), la rétention d’eau (2 litres), la hausse du volume sanguin (encore 1-1.5 l) et la prise de poids qui n’ira pas constituer des réserves, on devrait atteindre une surcharge pondérale finale comprise entre 9 et 13 kilos.

Bien évidemment, ceci est fortement conditionné par votre taille et votre poids initial.

Faire attention à sa ligne en cette période de grossesse est positif mais attention à ne pas verser dans l’excès inverse, en-dessous d’une prise de poids de 9kg, une future maman a nécessairement puisé dans ses réserves.

Mais où passent vraiment ces kilos ?

- Bébé : 3.4 kg
- Utérus : 900 gr
- Placenta : 400 à 500 gr
- Réserves graisseuses : 2 à 3 kg
- Seins : 400 à 500 gr
- Volume sanguin : 1 à 1,5 kg
- Rétention d’eau : 2 kg
- Liquide amniotique : 900 gr

La prise de poids doit être régulière et toute variation brutale est anormale. Dans le cas contraire, il vous faudra en informer votre médecin qui pourra mettre en place de nouvelles règles alimentaires. Une future maman ne doit, sous aucun prétexte se mettre au régime elle-même.

Monsieur,

Vous êtes souvent solidaire dans la prise de poids de votre femme alors qu’en fin de grossesse, vous n’accoucherez malheureusement pas…

De nombreux hommes développent au cours de la grossesse de leur compagne, des symptômes typiques des femmes enceintes et qui peuvent être très marqués : c’est la célèbre couvade.

Dérivé de « couver », le terme couvade, rappelle la coutume médiévale du Pays Basque lors de laquelle le père, pendant ou immédiatement après la naissance de l’enfant, s’allongeait et se plaignait de douleurs liées à l’accouchement. Il se voyait accorder les attentions et les soins normalement réservés à la femme pendant la grossesse et après l’accouchement.

La prise de poids peut aller jusqu’à 10-15 kilos ! Avec l’émergence d’un petit ventre semblable à celui d’une femme enceinte de 6 mois. Envies, maux de têtes, nausées, et même pour certains des « contractions » lors de l’accouchement, sont parmi les symptômes connus de la couvade de ces hommes « enceints » eux aussi.

Fait peu explicable, une forme de jalousie pour certains, un positionnement de père dans la vie de l’enfant pour d’autres, la couvade est l’expression révélatrice d’une implication réelle du père dans cette grossesse et dans la venue de votre bébé.

Phénomène largement psychosomatique, des études ont récemment démontré que les hommes vivants avec leur compagne enceinte, connaissent même des changements de leur niveau de prolactine (hormone de la lactation !), cortisol, œstrogènes et testostérone.

Dans certaines zones du brésil, la tradition veut que les hommes se fassent saigner pendant que leur femme accouche.

Libre à vous de définir jusqu’où va votre besoin de ressentir la douleur de votre femme, lors de l’accouchement. Nous vous conseillons cependant vivement d’en rester aux fraises en hiver !

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