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Généralement bénigne, la toxoplasmose est une infection parasitaire qui peut s’avérer dangereuse pour votre bébé si vous la contractez pendant votre grossesse. Si le parasite atteint le fœtus on parle alors de « toxoplasmose congénitale ». Cependant, il est probable que vous soyez immunisée contre cette dernière (ce qui est le cas si vous avez déjà été contaminée avant votre grossesse), ce que votre médecin vous indiquera à la suite de votre première prise de sang. En effet, lorsque l’on est contaminé par un toxoplasme, ce dernier va rester dans notre organisme, durant toute notre vie, sans entrainer de signes cliniques, et va nous protéger d’une infection. C’est une sorte de vaccin naturel.

En France la sérologie de la toxoplasmose est obligatoire dès le début de grossesse. Si votre 1ère sérologie est négative, cela signifie que vous n’avez jamais été en contact avec ce parasite et que vous et votre bébé n’êtes par conséquent pas protégés. Une prise de sang mensuelle s’impose alors pour vérifier qu’elle reste négative et que vous ne vous êtes donc pas contaminée au cours du mois précédent.

Dans le cas où votre sérologie qui était négative est devenue positive il existe un risque que le fœtus soit contaminé. Toutefois notez qu’il s’agit d’une éventualité, car la contamination de la mère n’entraine pas forcément la contamination du bébé, et cette dernière n’induit pas systématiquement des malformations (seuls 25% des bébés contaminés présentent des lésions).

Chez la femme enceinte, la toxoplasmose peut être caractérisée par certains symptômes se manifestant généralement par un gonflement des ganglions éventuellement accompagné d'une fièvre, maux de gorge ou de tête, fatigue et des douleurs musculaires, mais elle peut bien passer complètement inaperçue ; de ce fait ne peut pas être diagnostiqué en dehors de la sérologie.

On estime, en France, qu'un enfant sur mille naît infecté par le toxoplasme[]. Le risque de passage de la barrière placentaire augmente au cours de la grossesse (il est faible au cours du premier trimestre (6 % à 13 semaines d'aménorrhée, et croît les mois suivants jusqu'à atteindre 72 % à 36 semaines d'aménorrhée), mais en parallèle, les conséquences sont d'autant plus graves que le fœtus est jeune, tant qu'il ne dispose pas d'un système immunitaire complet. Si toutefois, au premier trimestre, le toxoplasme parvient à traverser le placenta, le parasite pourra aller se loger dans le cerveau, les yeux ou le système nerveux de votre bébé. Si le bébé présente des lésions, elles se situent le plus souvent au niveau des yeux et sont souvent minimes car elles siègent sur le bord de la rétine. Ces lésions oculaires ne sont détectables qu'après la naissance.
Il peut y avoir des anomalies du cerveau telle qu'une dilatation appelée hydrocéphalie, ce cas est très rare et est détecté à l'échographie avant la naissance. On peut également détecter à l'échographie des calcifications intracraniennes, qui n'auront pas de conséquence pour l'enfant. En cas de malformations une interruption médicale de grossesse est proposée aux parents, quel que soit l'âge de la grossesse. Une interruption médicale de grossesse n'est proposée qu'en cas de malformations du bébé détectées à l'échographie. Elle ne doit pas être envisagée dans tous les cas d'infection maternelle.

Contrairement à une idée reçue, la contamination ne se fait pas par contact avec le chat : chez l'humain, elle se fait par ingestion. La propagation du parasite par le chat est assurée par défécation. Aussi, une infection directe consécutive à la manipulation des chats est généralement considérée comme très rare. Le toxoplasme évolue dans la viande (80 % des ovins et des caprins adultes sont contaminés, le porc est généralement contaminé dans moins de 40 % des cas), []mais aussi dans la terre, les plantes et de ce fait peuvent contaminer les aliments, les mains ou l’eau…

La vaccination n'existant pas, la prévention est le meilleur traitement :

  • ne consommer que de la viande bien cuite (cuisson à plus de 67 °C au cœur des viande[), en particulier les ovins ;
  • lavage approfondi des salades et crudités, nettoyage des surfaces de travail ayant servi à préparer les légumes, et éviter de manger des crudités dont on ne connaît pas la préparation ;
  • laver (et peler) les fruits et légumes avant de les consommer, avec de l'eau vinaigrée ; cuisson d'au moins une minute à 60 °C pour les végétaux[ ;
  • porter des gants en cas de jardinage ou de nettoyage de la litière d'un chat et se laver les mains ; (Il est cependant préférable d’éviter si possible de s'occuper de la litière du chat)

 

 

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