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Selon une vaste étude menée dans la province de Québec, sous la direction d'Anne Monique Nuyt, néonatologiste et chercheuse (CHU Sainte-Justine, Montréal), les femmes qui sont nées prématurées (avant 37 semaines d'aménorrhée, le terme normal d'une grossesse étant de 41 semaines après les dernières règles) sont plus exposées, lorsqu'elles sont enceintes, à des complications comme le diabète, l'hypertension artérielle et l'éclampsie (convulsions pouvant mener au coma sur fond d'hypertension artérielle).

Pour aboutir à ces résultats, les chercheurs de l'Université de Montréal se sont penchés sur les dossiers de naissance de 7 405 femmes nées prématurément et celles de 16 714 femmes nées à terme entre 1976 et 1995 au Québec.

Sur ces femmes nées prématurément, 554 avaient vu le jour à moins de 32 semaines de grossesse et 6 851 autres étaient nées après 32 à 36 semaines. L'étude montre que le risque de complications augmente proportionnellement au niveau de prématurité : ce risque est en effet plus important chez les femmes nées à 7 mois de grossesse par rapport à celles nées à 8 mois. En résumé, ces résultats indiquent que les mères nées à terme développent des complications dans un peu plus d'une grossesse sur dix. Dans le cas des femmes nées avant 32 semaines de gestation, ce chiffre passe à une grossesse sur cinq !

Le Dr Nuyt tempère cependant en précisant que ça n’est pas parce-que vous êtes née prématurément que vous ne pourrez pas vivre une grossesse sans souci et que cette étude ne permet pas d’établir un lien de causalité, mais permet d'identifier un nouveau facteur de risque et d’y être attentif pour un meilleur suivi. Autrement dit, la recherche ne permet pas de prouver que les femmes nées prématurément ou de «faible poids» à la naissance auront nécessairement des grossesses à risque, puisque le mécanisme liant la naissance prématurée aux complications pendant la grossesse demeure inconnu.

En effet, comme le taux de survie des prématurés a considérablement augmenté depuis 30 ans, les chercheurs doivent améliorer leur compréhension des risques pour la santé pour ce pourcentage toujours croissant de la population.

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