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Etudes longues, choix délicat de l’élu, logement, contraintes professionnelles ou divorce et nouvelle union consacrée par un bébé…De plus en plus de femmes attendent 35 voire 40 ans pour faire leur dernier enfant (et parfois leur premier !). C’est un fait, Les grossesses des plus de 40 ans ont triplé en vingt ans ! Ceci s’explique en premier lieu, par le développement de la contraception. Petite rétrospective : c’est entre 1962 et 1965 que sont apparues en France la pilule et le stérilet, qui ont fortement modifié les attitudes et comportements des couples, dans les domaines de la sexualité, de la fécondité et de la régulation de celle-ci. La baisse brutale de la fécondité après 1965 a résulté en majeure partie d’une plus grande efficacité de la planification des naissances pour les couples, permettant notamment pour la femme de décider du moment précis où elle souhaite un enfant. En second lieu, c’est le recours à la procréation médicalement assistée qui permet d’optimiser les chances d’avoir un bébé chez les candidates plus âgées.

En réalité, l’ensemble des obstétriciens consent qu’une grossesse tardive n’expose pas la mère et l’enfant à plus de complications qu’une grossesse plus jeune, si toutefois elle fait l’objet d’un suivi particulièrement attentif et consciencieux permettant ainsi d’anticiper d’éventuelles complications.

En effet, une future maman quadragénaire est plus exposée au diabète ainsi qu’à l’hypertension artérielle, mais s’ils sont diagnostiqués et traités dès les premiers mois, ils ne présentent pas de menace, ni pour l’enfant ni pour la mère.
Le premier trimestre est un cap à passer, car c’est durant cette période que se produisent les fausses couches. Leur fréquence est de plus de 20 % à 40 ans (contre environ 10 % à 25 ans).

L’ennemi N°1 d’une grossesse à un âge maternel avancé est la trisomie 21. C’est en effet la principale anomalie qui est aujourd'hui dépistée systématiquement (limitant ainsi le nombre de ces naissances) pour les femmes de plus de 38 ans car à partir de cet âge, le risque de trisomie 21 est de 1 sur 500 grossesses et à partir de 40 ans il est de 1 sur 100 grossesses.

Enfin, Le taux de césarienne croît avec l'âge, il passe de 11% dans la population générale à plus de 30% après 40 ans, mais il convient de souligner que cette augmentation est en majeure partie à l’initiative des futures mamans

Mais en fait, ce sont plutôt les difficultés liées à la conception qui sont susceptibles de compromettre votre projet de bébé. Les études sont formelles, le vieillissement des tissus entraîne une baisse de la fécondité après 37 ans et la production ovocytaire diminue de 50%. On constate également la baisse d'un tiers du nombre d'embryons. Les données de l’Ined (Institut National des Etudes Démographiques) le confirment : une femme qui souhaite un enfant à 30 ans y parvient dans 93 % des cas; à 35 ans, dans 85 % des cas; à 40 ans, dans 65 % des cas. Ce qui signifie qu’à cet âge, 35 % des femmes n’auront jamais de bébé, avec ou sans FIV.

En conclusion, toutes ces remarques ne sont motivées que par un souci de prévention. Si vous faites partie de ces quadragénaires en excellente santé un suivi médical rigoureux vous permettra de vivre une grossesse et une maternité heureuse. De plus, avoir un bébé à 40 ans est souvent un choix motivé, un acte positif et profond…

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