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Dossier spécial DIU - Stérilet

Publié le : 07/04/2017 09:39:38
Catégories : Actualités Rss feed

Dossier spécial DIU - Stérilet

Dossier spécial DIU


Tous les mois, retrouvez un dossier en exclusivité préparé par MyGyneas sur les dernières nouveautés dans le domaine de la gynécologie.
Ce mois-ci, MyGyneas vous propose d'en savoir plus sur le stérilet ou DIU.



Article exclusif : Le stérilet s’offre un lifting !

Le DIU (Dispositif Intra Utérin) prend le relais pour réhabiliter la plus efficace des méthodes de contraception

steriletLe dispositif intra-utérin, appelé anciennement stérilet à tort (il ne rend absolument pas stérile !),  est un contraceptif généralement en forme de T, inventé en 1909.

D’une longueur d’environ 3.5 cm, il est inséré dans l'utérus et permet de prévenir la fécondation et secondairement la nidation de façon très fiable (0,3 à 9% de grossesses non désirées sous pilule, moins de 1% sous DIU). Efficace jusqu’à 5 ou 10 ans (et peut-être au delà)selon les modèles, le DIU est parfaitement indolore une fois posé et procure tout le confort d’une contraception simple et durable.

Qu’on le choisisse au cuivre ou hormonal, tous deux sont aussi performants l’un que l’autre (léger avantage pour le DIU au lévonorgestrel). La différence portera sur le fait que le premier permet de conserver un cycle naturel (il peut également être utilisé en guise de méthode contraceptive d’urgence), tandis que les femmes aux règles abondantes préfèreront l’hormonal (Mirena® ou le Jaydess®, mis sur le marché en 2013 et efficace 3 ans) qui diminue les saignements voire les efface.

Depuis le début des années 1960, ces dispositifs ont connu de nombreuses améliorations au point qu’ils commencent doucement mais sûrement à remplacer la pilule chez les françaises qui sont de plus en plus nombreuses à en solliciter la pose.

Des préjugés parfois encore véhiculés à tort

Pourtant, s’il est le moyen de contraception le plus utilisé dans le monde (Le DIU serait désormais porté par quelque 150 millions de femmes) il demeure peu proposé en France où on lui préfère la pilule.

Comment dès lors expliquer que bien qu’étant plébiscité par les femmes elles-mêmes (c’est aussi la méthode contraceptive temporaire la moins coûteuse pour une utilisation à long terme), les praticiens français continuent de le bouder, alors que le DIU (avec l’implant et la stérilisation) est la méthode contraceptive la plus efficace.

En pratique, les femmes doivent pouvoir choisir leur méthode de contraception en toute connaissance de cause, et après qu’on les ait informées sur les avantages et les enjeux de chacune d’entre elles. Pour autant, quelques gynécologues persistent à invoquer des incompatibilités (avec les anti-inflammatoires notamment bien que l’interaction n’ait jamais été scientifiquement établie), mais surtout à refuser de le prescrire aux femmes qui n’ont pas déjà eu un enfant au motif qu’il pourrait provoquer des infections, là encore une idée reçue.

Des techniques de pose maîtrisées

Pourtant, si l’on considère que le délai entre l’âge des premiers rapports sexuels (17,5 ans) et l’âge d’une première grossesse menée à terme (proche de 30 ans) a notablement augmenté ces dernières années, il convient de renforcer la nécessité d’une contraception efficace et prolongée avant une première grossesse.

En outre les recommandations de la HAS (Haute Autorité de Santé) ont confirmé depuis le 7 décembre 2004 que le DIU n’est pas réservé aux femmes ayant déjà eu des enfants. Du reste, il est prouvé que le retour à la fertilité est aussi rapide qu’avec les autres modes de contraception.

Les seules réticences qui puissent être recevables à prescrire un DIU à une femme sans enfants ont trait au fait que leur col utérin étant moins souple et plus étroit, son insertion s’en trouve plus délicate et nécessite une technique maîtrisée par le gynécologue, le médecin ou la sage-femme qui accomplit l’acte. Par ailleurs Il existe aujourd’hui une variété de stérilets à des tailles et diamètres différents, aussi bien au cuivre qu’au lévonorgestrel, mieux adaptés à l’anatomie d’une nullipare.

Il semble donc que les mentalités tant des patientes que des professionnels de santé évoluent sur les mythes et légendes qui entourent le dispositif intra-utérin, ce que conforte une étude publiée en 2014 par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), qui indique qu’en un an, les ventes des DIU au cuivre ont augmenté de 45%, dont une augmentation de 60% pour les femmes entre 20 et 29 ans.

En conclusion, si la pose d’un DIU est assurée par un professionnel expérimenté et réalisée en parfaite asepsie, elle se fait sans désagrément, même chez les femmes jeunes.

Marie-Victoire Vergnaud

 

Interview du Docteur David Serfaty : « Une contraception sûre pour une sexualité épanouie »

Entretien avec le docteur David SERFATY, gynécologue, praticien hospitalier honoraire, ancien directeur du Centre de Régulation des Naissances à l'Hôpital Saint-Louis à Paris, Président de la Société Francophone de Contraception, et Président fondateur et d'honneur de la Société Européenne de Contraception. Il est également l'auteur d'un livre "La Contraception" (650 pages), paru cette année aux éditions Eska. L’ouvrage fait déjà référence dans tous les pays francophones.

 

  •        En pratique comment procédez-vous lorsqu’une patiente vous consulte pour choisir un mode de contraception ?

David Serfaty : La plupart du temps, les femmes viennent dans mon cabinet avec une idée préconçue de la contraception qu’elles souhaitent utiliser. C’est pourquoi il est  indispensable de bien informer en amont la patiente sur toutes les méthodes existantes et leurs enjeux respectifs. Implant, patch, anneau vaginal, contraceptif injectable, dispositif intra-utérin…Tout doit être passé en revue, en fonction de ses attentes, et en tenant compte du fait qu’un jour ou l’autre elle voudra changer de méthode

  •        Selon vous quelles sont les attentes des femmes d’aujourd’hui en matière de contraception ?

DS : Les femmes veulent avant tout une contraception sans danger pour la santé (les récents démêlés autour des pilules de 3e et 4e génération les ont échaudées), et une sexualité épanouie.

Ensuite, parmi les critères qui définissent leur choix, un grand nombre d’entre elles attendent un effet thérapeutique de leur contraception pour faire disparaître un problème d’acné ou de ménorragies par exemple. Enfin, le taux de remboursement a également son importance.

  •        Quels sont les indicateurs qui vont vous amener à orienter le choix de la patiente vers l’une ou l’autre des méthodes existantes ?

DS : Outre le bilan de santé en lien avec toutes les contre-indications qui émanent chaque année de l’OMS et de la HAS, je privilégie en premier lieu l’observance. Cela passe par le dialogue. La prise irrégulière de la pilule étant la cause principale des grossesses non désirées, si son choix se porte sur cette méthode, j’interroge la patiente sur sa capacité à y penser tous les jours.

 

Et puis la gynécologie, c’est une histoire de famille… J’étudie minutieusement les antécédents et l’hérédité, aucun aspect n’est à négliger.

 

  •       Quels sont les avantages et les inconvénients des différents Dispositifs Intra Utérin ?

DS : Les femmes le choisissent au cuivre parce qu’elles le trouvent plus naturel. Sans hormones il respecte le cycle, mais, et c’est là la contre partie, les règles s’en trouvent souvent plus longues et plus abondantes. À contrario, le DIU au lévonorgestrel présente le confort d’effacer les règles et est indiqué officiellement pour ses effets thérapeutiques dans les cas de ménorragies fonctionnelles. En somme, les avantages de l’un sont les inconvénients de l’autre.

  •        Comment se déroule la pose d’un DIU ?

DS : Elle se fait pendant ou juste après les règles lorsque l’utérus est relâché. Avant, j’effectue une hystérométrie, afin d'évaluer la forme, les dimensions et la sensibilité du col et la taille du DIU à utiliser. La pose en elle-même est un acte très rapide qui nécessite toutefois un geste sûr, une technique que seule l’habitude confère.

Je revois généralement les patientes un mois ou deux après, pour répondre à leurs questions, pour m’assurer qu’elles ne sont pas gênées par le DIU et qu’il est toujours bien en place...

  •        Vous-êtes Coordinateur et Co-Directeur du Diplôme Inter-Universitaire de Contraception, Universités Paris VI et Paris VII depuis 2001 ; au delà de la théorie, les professionnels de santé sont-ils formés aux bonnes techniques de pose d’un DIU ?

DS : Les cursus que je co-dirige à Paris VI et Paris VII comporte un programme de séances pratiques de pose des DIU et des implants.

On peut déplorer toutefois que la plupart des praticiens aient eu à se former seuls à ce geste précis qui doit se faire sans précipitation et en douceur. Cela peut expliquer pour partie les quelques réticences qui subsistent parfois à le prescrire…On note cependant une évolution, de nombreuses initiatives d’ateliers de formation voient le jour, notamment en partenariat avec les laboratoires pharmaceutiques qui commencent à se sentir concernés.

Propos recueillis par Marie-Victoire Vergnaud

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