Moraz.fr - Soins dermo-cosmétiques

Sondage

Bouche à oreille
Prospectus
Recherche internet
Prescription
Presse
Autres

Dans les années 1960, l'avènement de la pilule hormonale féminine marquait un tournant dans l'ère moderne de la contraception s’annonçant comme un outil fondamental de la libération des femmes et des mœurs.

Périodiquement, les médias se font l'écho d'annonces sur une possible mise sur le marché dans les cinq ou dix ans, d'une pilule destinée aux hommes. La contraception masculine, elle, n'a pas été porteuse d'un tel idéal puisque La demande en Occident a émané presque exclusivement de mouvements féministes.

Un manque d'intérêt commercial et les particularités du système reproducteur masculin expliquent le retard accumulé par la recherche dans ce domaine. En effet, les testicules ont une double fonction : la production des spermatozoïdes mais aussi des hormones masculines ; toute la difficulté consiste à pouvoir bloquer uniquement la première.

Mais vendredi 17 août, la revue américaine Cell dévoilait le contenu d’une étude menée par des chercheurs de Boston et Houston, qui ouvre une nouvelle voie dans l'élaboration d’une pilule masculine.
Ils ont en effet révélé avoir mis au point une « substance qui produit une diminution rapide et réversible du nombre des spermatozoïdes, avec des effets déterminants sur la fertilité ».

Si les essais n’ont été réalisés actuellement que sur des souris, ils sont toutefois très probants, et les chercheurs estiment déjà que leurs découvertes « peuvent être complètement transposées à l’homme, offrant une stratégie novatrice et efficace pour la contraception masculine ».
La pilule n’a bien entendu pas d’effets secondaires. Après l’arrêt du traitement, la fertilité retournait en effet à la normale chez les animaux en moyenne au bout de trois à six mois selon les doses reçues.

Toutefois, Bernard Jégou, Directeur de l'Institut de Recherche sur la Santé, l'Environnement et le Travail, note que : « la question de la pilule masculine demeure plus sociétale que scientifique ! Outre l’acceptation par les hommes, c’est l’acceptation par les femmes le véritable enjeu : seront-elles prêtes à abandonner ce qui est une grande conquête de leur émancipation dans les années 70 ? Parlons crûment : Si, demain, une femme prend la pilule, elle est maîtresse de son corps. Mais si, toujours demain, c'est son mec qui la prend et qu'il oublie, ce n’est pas lui qui en subira les conséquences. Cela réclame une sacrée confiance ! ». Il semblerait donc que les arguments sont essentiellement d'ordre moral.

View comments about this article


top